Le site de 5,7 hectares a été acquis par un promoteur et des bailleurs sociaux. Une première réunion de concertation s’est déroulée mercredi 23 mars pour élaborer les grands axes du projet.

« C’est très innovant à l’échelle de la métropole d’impliquer les citoyens dès le début de la conception du projet » : Nicolas Burlion, conseiller délégué à l’urbanisme, a ainsi introduit la réunion de concertation concernant le projet sur le site des Briqueteries du Nord, un terrain de 5,7 hectares situé en lisière de Lomme, entre le quartier de Verghelles et la rue Eugène-Descamps et à proximité immédiate du métro Mitterie et de la rocade, acquis en fin d’année dernière par une alliance entre le promoteur Quartus, CDC Habitat et Maisons et Cités, suite au transfert d’activité de l’entreprise. Une réunion qui a rassemblé rien moins que 70 personnes au centre Eugène-Duthoit.

Transparence et intelligence collective

Nicolas Burlion a continué : « La municipalité s’impose un défi de transparence et de sincérité envers vous, tout en défendant l’intérêt général et le bien vivre ensemble en milieu urbain ». Il a ainsi rappelé le cadre de cette réunion : discuter des grands enjeux liés à la reconversion du site comme l’insertion urbaine et paysagère, la hauteur des bâtiments, le nombre de logements, les services, le stationnement, la part des espaces verts, et ainsi contribuer à la définition d’une OAP (Orientation d’Aménagement et de Programmation) avant fin avril, l’OAP étant un document qui s’impose au promoteur. Le terrain classé en zone économique au Plan Local d’Urbanisme doit pour cela passer en zonage mixte (artisanat, logements, commerces, services, espaces publics, espaces verts). « Mobiliser de l’intelligence collective permet de faire grandir le projet », a-t-il souligné, tout comme Héloïse Gerber, adjointe à la démocratie participative. Celle-ci a rappelé les discussions qui ont eu lieu entre élus et techniciens sur le sujet en séminaire et le débat formel lors du conseil municipal d’octobre 2021, qui ont précédé cette première réunion de concertation. Les étapes suivantes seront la réflexion sur les usages du site (à l’automne), puis la construction d’un cahier des charges plus précis pour le promoteur.

Un cadre à respecter

La nécessité de compromis entre toutes les parties prenantes a été rappelée, tout comme celle de respecter le cadre réglementaire et les demandes de la MEL : la construction de logements en milieu urbain pour inciter les personnes à prendre les transports en commun, le respect d’un coefficient de densité de 0,7 pour un site à proximité du métro, ce qui signifie la construction sur ce site de 40 200 m² de plancher (tous étages confondus), des espaces de nature importants, 20 % du site au moins dédié à l’économie.

Enfin, Bertin Lembrez, conseiller délégué au logement et à la rénovation urbaine, a rappelé la baisse de la population à Lambersart, l’amende payée par la municipalité à cause du manque de logements conventionnés, la difficulté pour les jeunes ménages aux revenus moyens d’habiter Lambersart, et donc la nécessité de construire des logements. La municipalité imposant 40 % de logements conventionnés dans les nouveaux projets. Il a aussi rappelé le souhait d’« un cadre de vie qualitatif qui s’inscrit dans une démarche de transition écologique ». Quelques questions ont été posées, l’occasion pour Nicolas Burlion de préciser que les opérations immobilières prévues dans le quartier Nord-Ouest relevaient au départ du privé et non d’une stratégie municipale, et pour Nicolas Bouche, maire, de confirmer que la LINO Sud ne se fera pas. Avant que les participants ne se séparent pour travailler en atelier, l’un d’entre eux a souligné : « C’est une chance fabuleuse à saisir, cette opportunité de construire la ville par rapport aux enjeux de demain et non pas d’aujourd’hui, il faut que les habitants s’en saisissent ».

Des ateliers constructifs

Les ateliers, animés par des élus et membres du personnel municipal, étaient proposés sur le thématiques suivantes : programmation du projet, formes urbaines, transition écologique et mobilité. La restitution de ces ateliers a clos la réunion qui, vu l’importance du dossier, a duré près de 3 heures.

En matière de transition écologique, les habitants ont insisté sur la réduction des consommations d’énergie et d’eau, la place de la végétation, la qualité des matériaux de construction, le besoin de locaux vélos, ou encore les enjeux d’une source alimentaire locale et durable, et se sont questionnés sur la place du stationnement et l’offre de services qui permettra d’éviter les déplacements motorisés. Dans l’atelier mobilité, on a aussi évoqué le stationnement, le parking ne devant pas servir de parking relais aux usagers du métro, et le nombre de places pouvant être limité s’il y a des mesures d’accompagnement. La refonte de la circulation dans le quartier a aussi été abordée, aussi bien pour l’automobile que pour les déplacements doux, et l’amélioration de la desserte de bus demandée. Concernant les formes urbaines, les participants ont souhaité le maintien de la cheminée et des constructions en brique, mais ont aussi insisté sur la qualité des logements, avec un extérieur, ont demandé des espaces communs extérieurs et intérieurs, un stationnement peu visible, des constructions plus basses quand il y a des vis-à-vis et plus hautes au centre, une limitation de la hauteur maximale, de la végétalisation et du photovoltaïque. Enfin, en matière de programmation, il a été souhaité l’implantation de services, d’artisans et de commerces tout en évitant les nuisances, des espaces verts urbains de qualité, et une intégration réelle au quartier existant.

En conclusion, le maire s’est félicité du résultat produit et a incité les participants à être « les ambassadeurs de la concertation » auprès de leurs voisins pour les prochaines étapes.

 Réunion de concertation du 23 mars

Présentation de la réunion du 23 mars

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Compte-rendu des ateliers du 23 mars

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