Parmi les cyclistes amateurs et chevronnés qui ont participé à Mai à Vélo, se trouve Jérémy, un “vélo-taffeur” qui utilise au quotidien la bicyclette pour ses trajets domicile-travail

Comment s’est passée cette édition Mai à Vélo 2026 pour vous ?

J’ai fait 370 km cette année. J’ai moins roulé que l’an passé, car nous étions partis en vacances en famille à vélo. Mais j’y participe chaque année depuis le Covid, et je porte cet événement ainsi que le sujet de la mobilité interne dans mon entreprise de logiciels de gestion et services externalisés à Wasquehal. Le nombre de kilomètres parcourus par les salariés augmente chaque année. Je donne régulièrement des infos à mes collègues sur le challenge, et une fois par semaine, je fais le topo des kilomètres, en étant vigilant à valoriser la progression autant que les gros rouleurs. L’important, c’est de s’améliorer par rapport à l’an passé. L’entreprise soutient la démarche, et il y a deux ans, nous avons obtenu le label Employeur Pro-Vélo pour les entreprises qui promeuvent les mobilités cyclables.

À quoi ressemble l’organisation d’un “vélo-taffeur” ?

C’est un trajet de 10 kilomètres qui passe par Lambersart, Saint-André vers la gare, La Madeleine, Marcq-en-Baroeul et Wasquehal. Je l’ai optimisé au fil des années avec l’application Géovélo pour l’adapter et éviter, par exemple, des rues à feu rouge qui me faisaient perdre du temps, ou emprunter des rues à sens unique, plus calmes et sécurisantes que des axes passant en parallèle. Je conserve dans ma sacoche des équipements de pluie : un pantalon et un coupe-vent. Pendant longtemps, je n’ai pas mis de casque, mais depuis que je fais des voyages à vélo, j’ai pris l’habitude de mettre un casque pour montrer l’exemple à ma fille. À la maison, nous avons au garage un vélo électrique et un sans assistance. On choisit en fonction de la fatigue physique, du climat et de la disponibilité, si ma femme en a également besoin, par exemple.

Sentez-vous des changements dans la pratique du vélo en ville ?

Je trouve qu’il y a de plus en plus de monde qui se mettent à utiliser le vélo pour leurs trajets quotidiens. Sur les dernières années, il y a eu des changements progressifs sur les aménagements. À Lambersart, je pense en particulier au panneau M12, qui permet de traverser un carrefour en étant vigilant. C’est assez appréciable quand la circulation est calme.

Mai à vélo : la région et Lambersart sur le podium

Si une tendance à la progression se dessine de façon générale sur l’ensemble de l’Hexagone, la région des Hauts-de-France
s’implante durablement sur le podium du challenge national. Avec plus de 2 365 000 km parcourus, la région se classe deuxième des territoires, derrière la ville de Paris. 

À Lambersart, 362 participants ont donné un coup de pédale pour réaliser 235 443 km lors de Mai à Vélo, économisant au passage l’équivalent de 51,2 t de CO2. La Ville remercie l’investissement de l’Adav et du club de cyclotourisme qui ont contribué à cette performance. Ainsi, dans la métropole, Lambersart est première parmi les villes de -30000 habitants devant La Madeleine (225 522 km) et Saint-André (199 888 km).