Les nuisances du chantier de l’ex-briqueterie du Nord toujours au cœur des préoccupations
Une soixantaine de participants à l’assemblée de quartier Nord-Ouest du 5 juin : ça ne semble pas beaucoup, mais les revendications, les suggestions et les inquiétudes exprimées sont peut-être représentatives de ce que ressentent les habitants. En tout cas, deux heures n’ont pas été de trop pour en débattre.
Au cœur des discussions : le chantier sur le terrain de l’ex-briqueterie du Nord. Beaucoup ont pris la parole pour dénoncer « des nuisances sonores », « des vibrations », « des camions, moteurs tournants, stationnés dans les virages ou sur les passages piétons dès 6 h 30 le matin », etc. Nicolas Burlion, élu à l’urbanisme, a expliqué devoir « employer la manière forte pour faire respecter notamment les horaires de chantier et les règles de stationnement, avec une présence quasi quotidienne de la police municipale ».
Évoquer le sujet de la BDN, c’est aussi parler des craintes d’une augmentation du trafic automobile en ville, et de la nécessité de s’y adapter. À ce sujet, Nicolas Burlion a émis le souhait « d’une requalification de l’avenue Kennedy et de la mise en place de dispositifs pour empêcher les voitures de se garer n’importe où », en prenant pour exemple ce qui se passe rue Vieille.
Si les riverains auraient préféré ne pas avoir ce chantier à leur porte, le maire Nicolas Bouche a rappelé que la situation aurait pu être bien pire : « Au lieu d’un millier de logements et de bâtiments de plus de 20 mètres, comme le permettait le Plan local d’urbanisme, nous avons pu, ensemble, élus et habitants, limiter par la concertation le nombre de logements à 575 et les hauteurs de bâtiment à 12 mètres maximum. » Une négociation réussie, selon l’élu, car « en France, un propriétaire privé fait ce qu’il veut sur son terrain dans le cadre du PLU », surtout lorsqu’il a déboursé 17 millions d’euros pour l’acquérir.
D’autres sujets ont occupé la soirée, dont un récurrent : celui de la propreté. Héloïse Gerber, élue aux dynamiques participatives, a notamment pris la parole pour faire le point sur le plan d’action déchets : « Nous travaillons avec les bailleurs pour mettre en place un lieu de stockage pour les encombrants, car quand on est logé par un bailleur et qu’on n’a pas de voiture, on ne peut pas faire enlever ses déchets comme le font les propriétaires ou les locataires de maisons individuelles. Avec le Club de prévention, nous réaliserons également un embellissement des pieds de PAV. »
Sur ce thème, Guillaume Lekieffre, élu à la propreté, est revenu sur la stratégie et les moyens municipaux pour assurer un bon nettoyage de la ville : « Avec l’acquisition, en juillet, d’une troisième balayeuse ! » Il a rappelé que les services de propreté ramassaient 25 m³ de déchets par semaine, abandonnés dans les rues.
Place de la Cité familiale : il a été annoncé qu’à la fin 2027, début 2028, l’ancienne école, dont les bâtiments seront préservés, laissera place à une maison médicale accueillant six médecins généralistes, un dentiste et un ophtalmologue.
Enfin, la construction d’une nouvelle piscine n’est pas passée inaperçue. « Pourquoi un tel projet sur un espace vert et si proche de la piscine de Lomme ? » Thomas Hubert, élu aux sports, a souligné que « la piscine Tournesol est vieillissante, c’est une passoire thermique qui coûte 400 000 € par an ». Il a précisé que « la nouvelle piscine comprendra un bassin, voire une pataugeoire, et sera construite dans le prolongement de la salle Norbert-Ségard, et non sur la plaine ». Un projet essentiel, selon lui, « qui doit aussi permettre à nos enfants d’apprendre à nager et qui pourra intéresser les villes voisines comme Lompret ».
La prochaine assemblée de quartier aura lieu au Canon d’Or le jeudi 18 juin 2026.