Ce que propose la Ville aux écoles
La rentrée dans des cours d’école partagées
Plus de jeux, moins de bitume : dans les écoles Samain, Watteau, Perrault et Bettignies, les élèves, les équipes éducatives et les parents ont apprécié le changement après les travaux réalisés cet été dans les cours.
« C’est une très bonne chose de verdir les cours avec les chaleurs qu’on a maintenant » : Perrine et Romain, parents de Félix, apprécient le nouveau visage delacourdel’écoleSamainqu’ilsdécouvrent en ce jour de rentrée tandis que leur fils se réjouit « que la cour ne soit pas squattée par ceux qui jouent au football : il y aura d’autres choses à faire ». La jeune Ellie est du même avis, « c’est chouette qu’il y ait des jeux ». Pour Sophie, une maman, « c’est top, et ça sera encore mieux quand il y aura des arbres, c’est indispensable ».
En effet, les nouveaux arbres ne sont pas encore là et ne seront plantés qu’en fin d’année, quand le bois prend racine, tout comme les arbustes le long des ganivelles, et il reste quelques aménagements ici et là à réaliser, mais déjà le visage de la cour de l’école Samain a considérablement changé, avec ces vastes espaces pris sur le bitume et remplis de terre et de copeaux, puis aménagés en zones dédiées. C’est aussi le cas dans trois autres écoles, Watteau, Perrault et Bettignies.
La principale crainte de quelques parents et enseignants : que les copeaux au sol soient difficiles à gérer. Des cours vertes et apaisées Voici quelques années déjà que le projet « cours d’école partagées » est engagé, dans le cadre du Projet Educatif et Social du Territoire, « Grandir ensemble à Lambersart ».
Objectifs : favoriser le bien-être des enfants, le jeu et la coopération, l’autonomie, l’inclusion et le vivre ensemble. La cour doit permettre aux enfants d’apprendre à faire des choix, respecter les autres, coopérer, elle doit aussi être un espace de créativité, pour inventer, construire, transformer, un espace pour apprendre, en observant, en expérimentant, en raisonnant, en s’exprimant, et enfin, la nouvelle cour est un lieu vivant, végétalisé, ouvert à la biodiversité, attentif à l’eau, aux sols et au climat.
À l’issue d’une longue démarche de concertation avec tous les acteurs du dossier, il a été décidé de créer cinq espaces dans les cours : un espace d’exploration, dédié à la découverte, avecnotammentdesjeuxd’agilité, unespace bougeotte, avec des jeux au sol et des jeux de ballon, ou encore des cheminements, un espace ressourcement et discussion avec des bancs et des tables, pour se poser, lire, discuter, un espace de classe dehors, et enfin, un espace nature avec potager, récupération d’eau de pluie, hôtel à insectes...
Grâce à l’ajout de terre à la place du bitume et à la plantation cet hiver d’arbres, les cours s’adaptent aussi aux défis climatiques: il s’agit d’apporter de la fraîcheur et de l’ombre, de mieux gérer l’eau. Sans oublier qu’il est établi que l’apport de verdure calme les tensions !
Des marquages ludiques au sol Au-delà des travaux dans ces quatre cours, la Ville a aussi réalisé de nouveaux dessins ou rénové des marquages au sol dans les cours des écoles Loti, Rameau et Lanoy-Blin. « Il s’agit de marquages transitoires en attendant la végétalisation de ces cours qui interviendra les années suivantes, conformément à nos engagements », explique David Blanquart, élu aux écoles.
Garance Bourgouin, designer en mairie, a rencontré les équipes éducatives de ces écoles ainsi que les animateurs et responsables des garderies pour déterminer les besoins en jeux au sol. Il a été décidé de refaire à neuf les tracés de terrain de sport à Rameau et Loti, deux écoles éloignées des salles de sport municipales. Trois autres types de dessins ont été réalisés : des cheminements, notamment pour s’amuser seul à sauter, des zones qui peuvent être des repères pour une maison imaginaire, et des jeux coopératifs. Les marquages ont été réalisés cet été par les peintres de la Ville, en compagnie de Garance. Dès les premiers jours, ils ont été adoptés par les enfants !
David Blanquart, conseiller municipal délégué aux écoles
Quel regard portez-vous sur la baisse des effectifs dans les écoles lors de cette rentrée scolaire ?
Nous avons en effet 2 fermetures de classe cette année, dans les écoles Samain et Desrousseaux, et une centaine élèves en moins que l’an dernier dans les écoles lambersartoises. Le mouvement est à la baisse, ce n’est pas nouveau. C’est un mouvement national : on est passé de 832 000 naissances par an en 2010 à 644 000 en 2025. La France perd 2 % d’élèves en maternelle et élémentaire cette année, et l’académie de Lille 3 %.
Le contexte économique, qui n’est pas au beau fixe du côté de l’État, couplé à la baisse de la démographie, met une pression accrue sur la carte scolaire et sur le nombre d'élèves par classe surtout en zone urbaine. L’académie annonce d’ici 2035 une baisse de 35 000 élèves dans les écoles publiques. Notre difficulté est aussi d’avoir à Lambersart un indice de position sociale élevé et aucune école en zone prioritaire, donc ça ne va pas permettre de diminuer le nombre d’enfants par classe. Mais la moyenne reste raisonnable avec 23 enfants par classe dans le public.
Que peut faire la Ville pour les écoles ?
Un des objectifs est d’attirer les jeunes ménages notamment en construisant des logements, mais ça ne suffit pas. Pour valoriser nos écoles, nous misons surtout sur nos projets dans le cadre du PESDT, notre Projet Éducatif et Social de Territoire : proposer des projets pédagogiques dans les domaines de la culture, du sport, de la science, valoriser les réussites et les projets originaux, mettre en place une BCD, accroître la mixité et l’inclusion...
Il y a aussi tout ce qui est amélioration des conditions d’accueil autour de la scolarité : rues scolaires, cantine avec davantage de bio et de local et au plus près des écoles, travaux dans les cours des écoles, rénovation des locaux, collaboration avec le périscolaire… Nous développons enfin le lien avec les familles par le biais de réunions sur les grands projets ou sur la cantine. Il s’agit de conserver et renforcer notre attractivité en sachant qu’on ne maîtrise pas tout.
Les écoles en quelques chiffres
- 2941
accueillis en 2026
- 1677
élèves dans le secteur public (-58 / 2025)
- 1264
élèves dans le secteur privé (-27 / 2025)
Ce que propose la ville
La Ville propose et organise de nombreuses actions à destination des enseignants en fonction de leurs projets pédagogiques.