Accompagner la dynamique commerciale
Bertin Lembrez, élu à la vie économique, et Karine Aupicq, agente en charge du commerce, sont allés à la rencontre des 150 commerces lambersartois puis ont présenté lors d’une réunion le nouveau guichet unique et évoqué le projet d’union commerciale.
Pour faire connaître le guichet unique, se présenter, et inviter les commerçants à une réunion, quoi de mieux que de faire le tour des popotes ? C’est ainsi que Karine Aupicq, agente municipale en charge du commerce et visage du “guichet unique”, accompagnée de Bertin Lembrez, élu au commerce, ont entrepris d’aller à la rencontre des quelque 150 commerçants que compte la ville. Si beaucoup sont installés avenue de Dunkerque, les commerces sont présents dans tous les quartiers et parfois même dans des endroits insolites.
Sans avoir pris rendez-vous au préalable, ils sont allés au-devant des commerçants pour présenter les avantages du guichet unique et leur présenter la feuille de route. C’est du côté de la Cessoie que la tournée a débuté ce 2 juin. Et c’est toujours chaleureusement que le binôme a été accueilli, notamment chez Charles, à La Friterie à l’ancienne, qui rappelle que « les gens sont très heureux d’avoir une friterie ». Le gérant n’a pas de demande particulière, si ce n’est la possibilité d’installer une terrasse durant les beaux jours. Chez Apokal’Ink Tattoo, juste à côté, Cédric et Jonathan réservent le même accueil souriant.
Jonathan souhaite surtout, alors que des clients viennent de toute la France et même du Japon pour se faire tatouer, « faire vivre le quartier ; la braderie manque notamment ». Il aimerait également bénéficier d’un meilleur système de vidéoprotection, alors que son commerce a été cambriolé en décembre dernier. Chez Brique Rouge Immobilier, Christian souhaiterait quant à lui « améliorer la qualité de la place, avec des fleurs notamment, et davantage d’animations ». Le duo a ensuite pris la direction de la place du Village en Flandres, dans le quartier Nord-Ouest. Romain, de Vic & Mel, a été attentif lorsque Karine lui a présenté ses objectifs, dont le principal est « d’améliorer notre lien avec les commerçants ». Bertin Lembrez abonde dans le même sens : « N’hésitez pas à nous contacter au moindre souci : une voiture gênante, un problème d’enseigne… Nous sommes là ! »
Le gérant a, de son côté, insisté sur « la redynamisation de la place, qui est essentielle car elle constitue un véritable poumon du quartier ». Que manque-t-il dans le quartier ? « Un commerce de fruits et légumes, par exemple. Il y a de la demande. »
Après ces rencontres enrichissantes, la réunion du jeudi 18 juin a rassemblé une trentaine de commerçants en présentiel et d’autres en visioconférence, pour ceux qui ne pouvaient pas se déplacer. Beaucoup avaient des questions mais avaient aussi eu le temps, depuis la visite de l’élu, de réfléchir à leurs demandes (travaux, entretien, embellissement, animations, etc). Bertin Lembrez leur a aussi proposé ce jour-là de constituer une union des commerçants qui puisse porter des projets collectivement et être un interlocuteur de la Ville.
Beaucoup de commerçants se sont montrés intéressés et ont fait des retours positifs. Avis à ceux qui n'étaient pas présents !
Un visage pour le guichet unique
Karine Aupicq a été nommée référente du guichet unique, point d’entrée pour tous les commerçants, artisans et entrepreneurs de Lambersart. C’est par elle que tout passe : « Toutes les remarques et sollicitations pourront transiter directement par le service afin d’assurer une meilleure prise en charge et une mise en relation avec le bon interlocuteur, quel que soit le problème, qu’il soit administratif ou technique », explique-t-elle.
En un mot, Karine sera fa-ci-li-tatrice ! La ligne directe dont elle est dotée permet d’éviter de passer par le standard et garantit ainsi une plus grande proximité.
La mission de l’agente municipale ne se limite pas à rendre service : il s’agit également de veiller au respect des règles d’urbanisme concernant les enseignes, les terrasses, les façades ou encore les vitrines, avec l’objectif d’assurer une meilleure harmonie de l’espace urbain.
Bertin Lembrez, Conseiller délégué au commerce
« Accompagner la dynamique commerciale »
Quelles sont les nouveautés pour améliorer le quotidien des commerces lambersartois ?
Nous venons de créer le Guichet unique, avec un agent dédié, Karine Aupicq. Ce guichet est au service des commerçants lorsqu’ils créent leur commerce, et il doit les accompagner dans la vie de tous les jours. L’idée est de nous assurer que les commerçants soient informés et qu’ils n’aient pas à chercher qui fait quoi, où et quand lorsqu’ils font face à un problème lié au domaine public et relevant de la ville.
Vous voulez leur simplifier la vie ?
La Ville ne peut pas tout ! Ce sont toujours les commerçants qui font vivre leur commerce. Ce sont eux qui connaissent le mieux leur clientèle et le tissu commercial de la ville. Mais Lambersart est à leurs côtés pour accompagner la dynamique commerciale. Nous voulons également les aider à créer une union de commerçants afin qu’ils puissent mettre en oeuvre des projets, animer leurs vitrines, etc. C’est une fierté d’avoir des commerçants qui prennent des risques. C’est une richesse au service de tous les Lambersartois dont il faut prendre soin pour que nos
commerçants se sentent bien à Lambersart et souhaitent y rester.
Quelle est la typologie des commerces à Lambersart ?
Nous comptons environ 150 commerces à Lambersart répartis dans tous les quartiers et quelques rares cellules vacantes. En revanche, nous avons de plus en plus de professionnels de santé qui s’installent. L’avantage, c’est qu’il y a beaucoup de passage. L’inconvénient, c’est que les vitrines sont moins animées. Par exemple, place du Village en Flandres, les professions médicales représentent près de 40 % des commerces. Nous devons veiller à maintenir un bon équilibre.
Comment faire ?
Faire de la veille foncière sur les cellules commerciales est une piste. Nous savons qu’il est difficile pour les commerces de bouche de s’implanter, notamment pour des questions de rentabilité. Dans cette optique, la Ville souhaite acquérir, par achat ou en location, des cellules commerciales afin de les louer ou de les sous-louer pour permettre à ce type de commerce de s’implanter dans des secteurs clés à des loyers inférieurs au marché.