Retour sur le junicode auquel on participé près de 300 élèves de CM2 de Lambersart
Pendant quinze jours, près de 300 élèves de CM2 de Lambersart ont participé au Junicode et testé leurs connaissances lors d’ateliers ludiques organisés par le service Prévention de la Ville.
Huit heures du matin, mardi 6 octobre, salle Norbert-Ségard. Philippe, bénévole à l’IDSR (Instance Départementale
de Sécurité Routière), Mélina, en service civique, Sébastien, brigadier-chef de la Police nationale, et Guillaume,
chargé des mobilités douces, installent le circuit du Junicode dans un ordre précis.
La sécurité routière ne s’improvise pas : dans moins d’une heure, les élèves de CM2 de l’école Samain, encadrés par Marylène, arriveront. Tout doit être prêt. Pendant ces deux semaines précédant les vacances de Toussaint, « nous accueillons 13 classes, à raison d’une par demi-journée, afin de les sensibiliser à la sécurité routière », explique Roger, du service Prévention de la Ville de Lambersart. Avec ses collègues, cet animateur a imaginé, en complément du Junicode, « trois ateliers ludiques », conçus autour d’une exposition prêtée par l’Adav (Association Droit Au Vélo). Les enfants doivent ainsi repérer ce qui ne va pas sur un vélo ou jouer à “vrai ou faux”, tandis que les autres élèves pédalent entre les cônes ou autour de ronds-points reproduisant ceux de la ville.
L’idée : « Donner les réflexes de sécurité dès le plus jeune âge et aussi favoriser l’autonomie ! »
À l’arrivée des élèves, Guillaume les fait s’installer en tribune. Muni de son vélo et de son casque, il leur pose des questions sur la sécurité routière, une manière efficace d’évaluer leurs connaissances. Les vingt enfants se montrent très au fait des règles : freinage, port du casque, signification des panneaux… Rien n’est laissé au hasard.
Un parcours pour se tester et apprendre
En aparté, Guillaume détaille le principe du Junicode : « Il s’agit d’un parcours comprenant des ateliers de maniabilité, de slalom, de saisie de balle pour indiquer un changement de direction, d’apprentissage du rond-point ou encore de passage en équilibre. C’est à la fois ludique et technique ! » De son côté, Sébastien, agent de la Police nationale assermenté pour l’organisation du Junicode, souligne « l’importance de ce moment pour rappeler le code de la route et la signalétique. Pendant un quart d’heure, nous abordons la théorie, avec la description technique du vélo et la vérification des équipements obligatoires avant de prendre la route. »
Et les élèves dans tout cela ? Une demi-journée hors de la classe, ils adorent ! Beaucoup sont venus avec leur casque personnel. En amont, leur enseignante leur avait expliqué l’objectif de cette journée. Par ailleurs, plusieurs d’entre eux avaient déjà passé leur “Permis Piéton” avec la Police municipale.
À Lambersart, on ne badine pas avec la route et ses dangers. « Une journée comme celle-ci marque les enfants et leur rappelle les bons réflexes lorsqu’ils prendront leur vélo », conclut Roger.