Restaurant scolaire, cours d’école, rue scolaire… le Canon d’Or ne prend pas de vacances

En ouverture de l’assemblée de quartier Canon d’Or–Champ de Courses, jeudi 17 juin, Christian Desmidt, de l’association Le Square des Abeilles, a vanté les bienfaits du jardin situé avenue de la République. En effet, si ce jardin « s’anime tout seul grâce aux tables qui peuvent accueillir les familles au sortir de l’école pour prendre le goûter », des actions récurrentes ont également contribué à populariser le site.

« Tous les derniers samedis de chaque mois, nous organisons un Café voisin, un petit temps pour créer du lien », souligne le membre de l’association. Dans ce jardin, une ruche-cheminée permet aussi aux élèves des écoles du quartier de bénéficier d’un temps pédagogique. Par ailleurs, le grand mur mitoyen a été orné, le samedi 20 juin, d’une fresque réalisée par les habitants qui ont souhaité participer au projet. Pour finir, Christian Desmidt a invité la soixantaine de riverains présents, ainsi que tous les autres habitants, à participer à la Fête du miel de septembre prochain.

Les écoles du Canon d’Or

Le quartier ne manque pas de projets. Et quand ce ne sont pas les habitants qui se prennent en main, comme pour ce jardin ou pour l’expérimentation d’une rue scolaire apaisant les abords des écoles aux heures d’entrée et de sortie des classes, c’est la Ville qui s’investit.

David Blanquart, élu aux écoles, a fait le point sur le chantier du restaurant scolaire « qui a pris un peu de retard et ouvrira à l’automne ». L’élu a rappelé les bénéfices écologiques de cet équipement conçu selon les normes actuelles de basse consommation. Il sera notamment doté d’une terrasse végétalisée et d’un petit parc. Surtout, « les enfants passeront 40 minutes à table plutôt que 20 », ce qui sera plus confortable.

En septembre, c’est la halte-garderie La Cabane à grandir qui sera agrandie, avec notamment l’installation d’une mezzanine. À propos de ces projets, les habitants ont demandé aux élus d’être vigilants quant aux entreprises intervenant sur les chantiers, pas toujours respectueuses des horaires, et de mieux sécuriser les lieux.

Céline Doutriaux, élue à la culture, a ensuite pris la parole au sujet des fosses végétalisées qui seront aménagées devant l’école Samain. En attendant, Belinda Analoro poursuit son projet expérimental. Le décroutage de la chaussée réalisé au début du printemps a permis à la végétation de reprendre ses droits. C’est sur ce paysage en transition que sont organisés des ateliers avec les élèves : plantation, observation, travail artistique, etc.

Pour finir sur le sujet des écoles, David Blanquart a évoqué le projet de transformation des cours d’école. Cette année, quatre établissements sont concernés : Samain, Watteau, Perrault et Bettignies.

« Chaque cour aura un espace végétalisé garantissant un îlot de fraîcheur, un espace bougeotte, un espace plus calme pour se poser, un espace potager et un espace permettant aux enseignants de faire cours dehors. »

Quid de l’avenue de la rue de Lille et de la vidéoprotection

Si les sujets liés aux écoles ont occupé une bonne partie de la soirée, d’autres thèmes ont également été abordés. Quid de l’avenir de la place de la République ou encore des trottoirs de l’avenue de la République ?

Nicolas Burlion, élu à l’aménagement et à l’urbanisme, s’est dit conscient « des enjeux et de la destination de cette place. Nous l’avons en tête ! ». Désormais, c’est la MEL qui détient les clés de sa restructuration. « Une réflexion sera lancée, comme pour tous les projets municipaux », a relayé Héloïse Gerber, élue à la dynamique participative.

Avant le jeu des questions-réponses, trois autres sujets ont été évoqués. D’abord, l’ouverture à l’été 2027 de l’allée Sakharov, qui passera devant le lycée Jean-Perrin et permettra aux cyclistes et aux piétons de rejoindre l’allée du Bois et les bords de Deûle depuis le quartier.

« Ce sera un chemin calme et tranquille », assure Nicolas Burlion.

Le même élu a également évoqué les logements à construire sur l’ancien site de Sion Bois. « Ce sont quelque 57 logements » qui devraient « augmenter le trafic automobile de 4 % », a-t-il indiqué.

Enfin, Quentin Vasseur, élu à la mobilité, a informé les habitants sur un sujet encore lointain mais qui prendra de plus en plus d’importance au fil des années : le tramway.

« Au départ, Lambersart ne devait pas avoir de station ! », a-t-il rappelé.

Si la station du Canon d’Or sera relativement discrète sur la ligne reliant Wambrechies à Grand Palais, via les gares, les Lambersartois pourront également utiliser la station du Parc, située juste après, qui permettra des correspondances avec plusieurs lignes de bus ainsi qu’une seconde ligne de tramway.

En conséquence, des travaux de voirie sont attendus sur ces tracés, avec la disparition des « escargots » ou « grands huit » routiers existants. Prudence toutefois : les travaux ne devraient pas débuter avant 2030 au mieux.

Les habitants du Canon d’Or ont ensuite posé leurs questions. Deux sujets sont particulièrement ressortis : la rue de Lille et la vidéoprotection.

Le maire, Nicolas Bouche, a d’ailleurs qualifié la rue de Lille de « rue martyre ».

« Nous avons dû taper du poing sur la table auprès de la MEL pour qu’elle intervienne au croisement de l’avenue Bailly-Ducroquet, qui était détérioré. C’est une rue qui a souffert des travaux de l’avenue Becquart et qui souffre encore aujourd’hui des conséquences de la pose du réseau de chaleur urbain. »

Sur ce dernier point, le maire a rappelé le contentieux qui oppose Engie à la MEL :

« Nous en saurons plus lorsque la justice rendra son jugement. »

D’ici là, il faudra faire preuve de patience et s’adapter au rythme de la procédure judiciaire. Aucune requalification de la voie ne pourra être engagée avant cette échéance.

Concernant les caméras, sujet évoqué à chaque assemblée de quartier, le maire a rappelé qu’« une caméra ne fait pas fuir les délinquants ». Il a toutefois reconnu que « dans le cadre d’un CSU, le visionnage en direct peut avoir des résultats ». Mais alors que la MEL se montrait proactive au début de l’année 2026, elle semble avoir ralenti sur ce projet pour lequel la Ville a candidaté.