Devenus dangereux, le terrain d’honneur et la piste d’athlétisme vont être refaits ce printemps et cet été, à temps pour les Foulées lambersartoises
Rappelez-vous, c’était au début des années 2010 : le stade Guy-Lefort était le théâtre du deuxième plus gros chantier
de la métropole, avec la réalisation du bassin tampon. Ce gigantesque réservoir de 28 000 m³ a été construit sous le stade, de quoi donner le vertige avec ses 40 m de profondeur et ses 25 m de diamètre.
Ce bassin de rétention était la meilleure solution pour endiguer le problème des inondations subies régulièrement
par le secteur de Canteleu et de Canon-d’Or–Champ-de-Courses lors des importantes pluies d’orage.
Ces travaux avaient été l’occasion de refaire la piste d’athlétisme et le terrain d’honneur en synthétique. S’arrête ici
le conte de fées. « La technologie utilisée à l’époque pour le terrain synthétique était innovante, mais à l’usage, le terrain s’est avéré être souvent impraticable, notamment à cause de l’humidité rendant le terrain glissant et même dangereux pour les sportifs », explique Thomas Hubert, adjoint au sport.
Des malfaçons à l’origine
Pour la piste d’athlétisme, le fiasco fut plus important encore : « Elle n’a jamais été réceptionnée dans les règles de l’art à cause de malfaçons repérées à l’origine. Les travaux n’ayant jamais été repris, nous n’avons pas pu actionner la garantie décennale, qui de fait n’existait pas », a constaté l’élu, déplorant « que cette piste se soit détériorée très vite ».
Il devenait donc urgent de redonner au stade Guy-Lefort ses lettres de noblesse, surtout que le terrain est continuellement utilisé par les footballeurs de l’UFL, l’un des plus gros clubs de la région, ainsi que les jeunes sportifs du LOSC, et que pour la piste, on compte cinq associations d’athlétisme qui la fréquentent, dont le Lambersart Athlétisme, mais aussi les CRS, les scolaires et les Lambersartois qui souhaitent courir en dehors des créneaux alloués aux associations.
1,55 million de travaux
Budgétés en décembre dernier, les travaux du stade vont débuter mi-avril pour être terminés mi-août. « Ainsi, nous pourrons accueillir dans de meilleures conditions les coureurs des Foulées lambersartoises », se réjouit Thomas Hubert. Ce sont les sociétés Ideverde, déjà à l’oeuvre pour la réfection des terrains de foot et de hockey danslamêmeenceinte, etPolytanpourlapiste, qui seront mobilisées. Les travaux coûteront 1 550 000 €, avec 40 à 50 % de subventions de la Région et de la MEL. Mais le jeu en vaut la chandelle, puisque cette fois les sportifs auront la garantie d’une structure qui durera une vingtaine d’années. Une bonne raison pour les usagers de prendre leur mal en patience en ayant recours, pour certains, à des solutions de remplacement, notamment le stade Georges-Delfosse.