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Ordre du jour du conseil municipal du 8 janvier 2026

Taille : 77.28 Ko Extension du fichier : pdf Publié le 24 Déc. 2025

 

Compte-rendu

C’est comme d’ordinaire par des communications du maire que s’est ouvert le dernier conseil municipal du mandat, jeudi 8 janvier à l’hôtel de ville. Nicolas Bouche a fait respecter une minute de silence en hommage à Thérèse Savary, élue pendant 20 ans au conseil municipal, notamment comme adjointe au logement, et qui s’est « beaucoup occupée du Pacot-Vandracq et du relogement au moment de la rénovation urbaine ». 

Héloïse Gerber, adjointe à la démocratie participative, a ensuite présenté les résultats après la clôture du vote. Si 22 projets ont été présentés au comité de suivi, 8 ont été mis au vote, et 5 ont été retenus à l’issue du vote de 618 personnes. Elle a remercié le travail du comité de suivi rassemblant élus, techniciens et 3 citoyens volontaires. Les 5 projets lauréats, qui se partagent 30 000 euros, sont :

  • une balançoire « nid d’oiseau » au parc des Charmettes
  • des stationnements vélos mobiles pour des événements municipaux et associatifs
  • des assises et une table de ping-pong pour le parc du castel Saint-Gérard
  • des tables de pique-nique pour la plaine Norbert-Ségard
  • un parcours d’orientation pour la plaine Norbert-Ségard.

Après avoir annoncé que Julien Boisse se séparait du groupe « Lambersart sociale, écologique et solidaire » et devenait conseiller indépendant, M.Bouche a rappelé le cadre de ce conseil municipal supplémentaire, qui avait pour objet uniquement de voter le budget primitif 2026 et des délibérations en lien avec ce budget.

Un budget maîtrisé

C’est ainsi que Kacem Lemtiri, adjoint aux finances, a pris la parole pour un certain temps. Il a fait voter -à l’unanimité- le maintien des taux des taxes communales, « malgré les réductions successives des dotations de l’Etat » et il a remercié les services de la ville pour la préparation de ce budget. Il a dit le « contexte national sensible, contraint, incertain. Cela nous oblige à préparer un budget de manière prudente. Pour autant, nous souhaitons continuer nos investissements ». Il a fait valoir un « budget équilibré, maîtrisé, témoin de la bonne gestion et de la bonne santé financière. »

En recettes de fonctionnement, les participations et dotations de l’État sont stables, et on note une augmentation des droits de mutation de 1,7 million en 2025. Des évolutions sont dues au changement de prestataire pour la restauration scolaire. En dépenses de fonctionnement, l’élu a fait valoir une « gestion rigoureuse des dépenses à caractère général », entraînant une baisse. Il a notamment insisté sur la réduction des dépenses énergétiques. Il a souligné la « gestion fine des ressources humaines » qui permet une légère augmentation uniquement en raison de mesures catégorielles. «Nous continuons des acquisitions de logements tous les ans pour réduire les pénalités de la loi SRU et les subventions aux associations restent stables. » 

8,5 millions d’investissements

S’agissant des recettes d’investissement, M.Lemtiri a annoncé une entrée en baisse du Fonds de Compensation de la TVA et les subventions attendues pour divers projets 2026 (au total 903 000 €), qu’il a ensuite détaillés en précisant les dépenses d’investissement. Celles-ci se situent à un « haut niveau » avec 8,5 millions prévus, « pour conforter le service public et préparer un avenir qui réponde aux besoins des Lambersartois et aux enjeux climatiques »

On citera ainsi comme principaux investissements en entretien du patrimoine : la réfection du terrain d’honneur et de la piste d’athlétisme du stade Guy-Lefort (1,5 million d’euros), le changement de la toiture de l’espace Coubertin et la pose de panneaux photovoltaïques (800 000 €), la réfection de la toiture de l’église Saint-Sépulcre (200 000 €), les travaux de menuiserie et de façade côté cour de l’école Maintenon (220 000 €), des travaux d’accessibilité (100 000 €), d’isolation… S’agissant des projets du mandat, sont budgétés 1,87 million d’euros pour la fin des travaux du restaurant République et 1,14 million d’euros pour le début d’agrandissement de la garderie La cabane à grandir, ainsi que 305 000 € pour l’aménagement du parc des Charmettes et 161 000 € pour des travaux dans les cours d’école. Enfin 230 000 euros sont prévus pour des travaux de voirie et d’espaces publics (aires de jeux, voiries autour de l’hôtel de ville, éclairage public, garages à vélos...)

L’élu a rappelé qu’il n’y aurait cette fois encore pas de recours à l’emprunt et détaillé les ratios qui montrent un désendettement continu de la ville depuis le début du mandat et une augmentation de la capacité d’endettement. 

C’était ensuite à l’opposition de commenter ce budget et d’expliquer son vote.

Abstention ou vote contre de l’opposition

Christophe Caudron, du groupe Lambersart avec vous, a évoqué, en première partie de son intervention lors de ce dernier conseil municipal du mandat, les souvenirs de ses 37 ans de conseiller municipal puis adjoint, « heureux d’avoir contribué à l’évolution et la transformation d’une des plus belles villes de la métropole ». Evoquant les finances, il a reconnu « un peu d’endettement » pour la rénovation urbaine du Pacot-Vandracq, « mais c’était important de soutenir ce plan Borloo ». Il a eu « une pensée pour les maires avec qui j’ai eu l’honneur de travailler. Avec Nicolas Bouche, nous avons été opposants mais toujours dans le respect mutuel ». 

Sur le budget primitif, il a salué « la stabilité fiscale et les investissements plus conséquents ». Il est revenu sur le recours ou non à l’emprunt : « Pour moi, face à un équipement de longue durée, d’équité intergénérationnelle, on finance long, il n’y a rien de déshonorant. Vous avez investi en autofinancement et en cherchant des subventions, les équipes précédentes ont mixé avec de l’emprunt ». Il a estimé que « le fonctionnement est assez pressuré, on peut s’en inquiéter si on veut un service public de qualité ». Son groupe s’est abstenu.

Pierre-Yves Pira a signalé qu’il s’agissait aussi de son « dernier conseil municipal », estimant : « J’ai porté la voix d’une gauche sociale, écologique et solidaire, responsable, qui n’a pas peur d’afficher ses valeurs, dans une opposition vigilante et constructive. » Sur le budget, il a pointé une « capacité d’autofinancement supérieure de 4,5 millions en 2026 ». Pour lui, les frais de fonctionnement ont notamment été réduits grâce aux travaux de rénovation thermique et énergétique. « Votre gestion sans emprunt a permis d’assainir situation financière de la ville. L’équipe qui sera élue aura plus de capacité pour investir et pour emprunter ». Il a rappelé le déficit en logements sociaux, souhaité des politiques plus fortes en matière de transition écologique, que « les services municipaux retrouvent du souffle et des moyens renforcés », rappelé son souhait d’un service de la petite enfance et d’une cuisine centrale, et regretté le « manque d’ambition en matière de solidarité » même s’il loue les efforts engagés et le travail du CCAS. Il a annoncé son abstention.

Julien Boisse, devenue conseiller municipal indépendant, a regretté que « certains projets soient limités » alors qu’il estime qu’il y a « des marges de manoeuvre ». Il a regretté aussi la suppression de certains postes en mairie, et annoncé qu’il voterait contre le budget 2026.

Echanges courtois et apaisés

Kacem Lemtiri a remercié chacun, sur l’ensemble du mandat, pour les « débats en général apaisés malgré quelques polémiques » avant de répondre aux uns et aux autres. A M.Caudron, il a redit : « Nous ne serons jamais d’accord sur l’emprunt ». A M.Pira, il a notamment défendu le travail fait en matière de vie associative et d’action sociale. A M.Boisse, il a expliqué que le travail mené sur les charges à caractère général permet de dégager de l’argent pour investir.

Ensuite, Pierre Bertin, adjoint à l’action sociale, a pris à son tour la parole pour défendre le travail d’ampleur mené par le CCAS et le budget qui lui est alloué notamment pour les aides. 

Nicolas Bouche a conclu : « Je reconnais qu’au cours de ce mandat, les échanges ont été courtois malgré les désaccords, et constructifs. Je suis heureux que tout le monde reconnaisse un état financier assaini. Je regrette de ne pas avoir réussi à dessiller votre regard sur l’endettement. On peut investir sans emprunter ».

Le conseil municipal s’est poursuivi avec d’autres délibérations financières : des mises à jour, des demandes de subventions, les subventions aux associations qui restent au même niveau, les subventions au PLIE et aux écoles privées… L’occasion pour Pascale Lucot, adjointe à la vie associative, de remercier les bénévoles pour leur engagement et pour Julien Boisse de regretter que les subventions soient stables et non pas en augmentation. 

Pour terminer ce dernier conseil, le maire a « remercié publiquement l’investissement de chacun et chacune au service de la ville, c’est du temps, de l’énergie, et du coeur, au détriment d’autre chose. Ce n’est pas simple ni facile. Bonne campagne à ceux qui partent en campagne, bonne retraite aux autres. »

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