La première phase de concertation concernant l’aménagement du site Bonte s’est terminée par une réunion de restitution mardi 12 octobre.

Entre la rue Auguste-Bonte et l’avenue de l’Hippodrome, le site Bonte, propriété de la Métropole Européenne de Lille, doit accueillir, rappelons-le, un nouveau lieu de vie avec 350 logements dont 40 % de logements locatifs conventionnés, dans sa partie sud de 6 hectares. Voilà pour le cadre.

Pour le reste, la page était blanche, et la Ville avait demandé à la MEL que les habitants puissent participer très en amont à la co-construction du projet. Après un été d’échanges marqué par des réunions, des ateliers participatifs et des rencontres sur site qui ont permis de recueillir plus de 300 contributions, c’était le moment du bilan, mardi 12 octobre, lors d’une réunion publique en mairie.

« Je remercie le travail d’analyse et de synthèse effectué par la MEL, la Ville, et l’agence d’urbanisme Blau » a souligné en introduction Nicolas Burlion, conseiller municipal délégué à l’urbanisme, avant de laisser la parole à Marie Blanckaert, de l’agence Blau. Certaines contributions, en dehors du cadre déterminé, n’ont pas été retenues, tandis que les contributions pertinentes et importantes en nombre ont été traduites en préconisations qui seront reprises dans le cahier des charges et s’imposeront à l’opérateur qui sera choisi par la MEL.

Les préconisations

  • Espaces verts

En plus de la préservation du bois privé et des franges arborées, l’emprise d’espace vert dans l’espace public et les lots privé sera portée à au moins 30 %, au lieu des 15 % réglementaires. L’opérateur sera incité à végétaliser au maximum ses aménagements, par exemple les toitures. Des aménagements permettront aussi de valoriser la présence de l’eau pour limiter les îlots de chaleur urbains.

  • Cadre de vie

Il sera demandé l’aménagement d’aires de jeux pour enfants et exigé des espaces publics de qualité. L’espace dit « la plaine » à l’arrière de l’allée Evrard de Frioul sera préservé. L’opérateur devra implanter des commerces de proximité et des services au sein du projet. La partie nord du site pourrait être dédiée aux pratiques sportives et de loisirs dans la nature.

  • Forme urbaine

Une gradation en densité et en hauteur des logements prenant en compte les logements existants sera privilégiée. En d’autres termes, l’habitat devra être plus haut près du Lidl et plus bas près des maisons.

  • Forme architecturale

Le cahier des charges reprendra les exigences de variété des matériaux de construction et des formes architecturales, et de prise en compte de la pérennité des matériaux. Sera aussi imposé un espace extérieur par logement (balcon, jardinet). Un concours d’architecte pourrait être mis en place.

  • Transition écologique

Le projet devra prendre au maximum en compte la qualité environnementale des constructions (matériaux, revêtements, performance énergétique, récupération des eaux, bilan carbone...). La labélisation en éco-quartier sera étudiée.

  • Mobilité douce

L’aménagement du site valorisera les modes de déplacements doux (marche, vélo…). Ces modes de déplacement seront séparés des véhicules motorisés. De plus, il est prévu que la future voie verte reliant le Pont Royal à la gare de Lomme innerve ce projet du nord au sud.

  • Stationnement

Les parkings enterrés ou semi-enterrés seront imposés, l’offre de stationnement respectera la réglementation.

  • Connexions

La voirie principale sera située le long de la voie ferrée. Le projet fonctionnera en impasse s’agissant des véhicules motorisées. La possibilité de connexions douces avec les lotissements voisins et sous la voie ferrée avec le secteur de la plaine du Cosec sera à approfondir.

Le plus : challenger les opérateurs. Au vu du nombre de contributions sur le cadre de vie et l’environnement, les opérateurs candidats seront mis en compétition sur 5 thématiques : eau, énergie, empreinte carbone, biodiversité et vie future du quartier.

Et après

A l’issue de la présentation des préconisations, la question des liaisons douces entre le projet et les lotissements voisins a été à nouveau abordée. Cette question sera donc rééxaminée au fur et à mesure de la co-construction du projet, selon ses avantages et ses inconvénients, a rassuré Nicolas Burlion.

La concertation n’est d’ailleurs pas terminée, a rappelé Bertin Lembrez, conseiller délégué au logement, en réponse à d’autres questionnements : elle vivra tout au long de la définition du projet.

Prochaines étapes : le vote du bilan de restitution par le conseil métropolitain en décembre puis le lancement de la mise en concurrence des opérateurs par la MEL.

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