Retour sur l'assemblée de quartier du 22 janvier

Les assemblées de quartier sont de retour, et le cycle a commencé ce jeudi 22 janvier 2026 par le Pacot-Vandracq. Cette assemblée de quartier est toujours un peu différente des autres, car c’est un quartier riche d’associations, d’organismes et de projets, notamment parce qu’il bénéficie de financements de politique de la ville, mais pas seulement. Ainsi, après le mot d’accueil par Chantal Cousin, adjointe à la culture en charge du quartier, et par Héloïse Gerber, adjointe à la démocratie participative, plusieurs personnes ont successivement expliqué leur projet ou leur travail dans le quartier à l’assistance présente au restaurant scolaire Perrault. Le café des parents, lieu dédié à la parentalité pour tous les Lambersartois, a ainsi été présenté, avec la liste des nombreuses activités qu’il organise : accueil café, ateliers enfants-parents, ateliers adultes, mercredis en famille, permanences juridiques, psychologiques… Héloïse Gerber en a profité pour signaler la réflexion sur l’installation d’une boîte à livres sur l’espace à côté du local. 

Prévention et convivialité

Des agents du service prévention jeunesse et médiation sociale ont ensuite résumé leurs missions : rencontrer les jeunes, apaiser les tensions, réduire les incivilités, agir pour lutter contre le désœuvrement par des propositions d’activités… Tout cela en lien avec la police municipale, la police nationale et le club de prévention FCP, notamment. Deux salariés de cette association ont d’ailleurs expliqué ensuite leur rôle dans le quartier : la médiation entre l’école et les familles, notamment. Au tour ensuite d’un membre actif du conseil citoyen du Pacot-Vandracq de présenter cette structure indépendante, dont la naissance a été souhaitée par la municipalité. Elle a engagé un travail de mémoire sur le quartier et souhaite faire vivre le local partagé du 213 rue du Bourg, avec des temps conviviaux pour bâtir des projets. Les projets de l’association ça urge en lien avec la réduction des déchets (Clean up Pacot, donnerie…) ont aussi été mis en avant par sa vice-présidente. 

Un projet de chemin des écoliers

Héloïse Gerber a alors présenté le projet de la Ville de créer un chemin des écoliers. Il s’agit d’une rue scolaire, donc une fermeture aux heures d’entrée et de sortie de classe, sur la moitié de la chaussée de la rue Chateaubriand, entre le groupe scolaire Perrault-Bettignies et le parking, mais pas jusque l’avenue du Général-de-Gaulle, ce qui serait trop gênant. Ce type de dispositif existe déjà pour trois écoles, impasse des Blanchisseurs, rue Champêtre, et rue Nadaud. L’objectif est de sécuriser le déplacement des enfants et des parents et ainsi de favoriser le recours aux mobilités douces. Des questions ont été posées, des habitants en ont profité pour réclamer des passages piétons, l’élue a rappelé qu’il s’agirait d’une « expérimentation » et demandé aux habitants de faire parvenir leurs « points d’attention avant la mise en place ».

Renaturation du quartier

Comme dans chaque assemblée de quartier, c’était ensuite le moment de faire le point sur les demandes et projets de l’année précédente. Ainsi, des barrières (ganivelles) ont été posées autour lors de l’aire de jeux des petits du parc Borloo, des fresques ont été réalises cet été près de la crèche et sur le local technique du parc Borloo, enfin, un travail est en cours autour de la renaturation du quartier. En effet, il s’agit de réaliser un plan pour améliorer le cadre de vie et exploiter les délaissés, comme l’espace entre le city-stade et la voirie, ou l’espace à l’arrière de la tour 90, devenue une friche. Les plots posés sur des anciens stationnements près de l’école pourraient être remplacés par des plantations… Cette réflexion sur les délaissés faisait partie du temps participatif proposé samedi 24 janvier aux habitants du quartier, en même temps que la plantation d’arbustes autour de l’aire de jeux maintenant clôturée. 

Plan déchets et transformation des cours d’écoles 

Autre avancée, les réalisations du plan de réduction des déchets, avec un comité de suivi mensuel des partenaires, les actions de l’association ça urge, du porte-à-porte pour rappeler les règles en 2025, la pose de nouvelles bornes d’apport volontaire rue du Bourg, et prochainement la mise en place de deux enclos à encombrants fermés pour les locataires Vilogia. L’élu à la propreté, Guillaume Lekieffre, a regretté qu’il y ait toujours beaucoup trop de dépôts sauvages et salué le travail des agents municipaux. 

S’agissant du projet de transformation des cours des écoles Perrault et Bettignies, Emmanuelle Pichonat, adjointe aux écoles et à l’enfance, a annoncé qu’après le volet concertation, les plans étaient réalisés et seront bientôt présentés aux écoles, juste avant la réalisation des travaux. Pour le Pacot, sont prévus l’agrandissement de la cour de l’école Perrault, la création d’un jardin potager partagé entre les deux écoles, et la création dans les cours d’espaces nature, bougeotte, exploration… L’élue a aussi signalé que la nouvelle fresque de Louise de Bettignies pour le pignon de l’école, réalisée avec les enfants, en était au stade de la finition par l’artiste Claudy Gielczynski. 

Faire participer les habitants

Pierre Bertin, élu à l’action sociale, a évoqué le chantier de rénovation et d’isolation de la résidence Beaulieu, du bailleur Vilogia : il sera terminé normalement en septembre, et permettra la réouverture du parking souterrain. 

Après que les résultats du vote du budget participatif citoyen ont été énoncés, Chantal Cousin a terminé en présentant les dates à retenir dans la vie du quartier et de la ville.

A l’heure des questions-réponses, une habitante a regretté l’absence du centre social Lino-Ventura. D’autres ont souhaité une meilleure information dans le quartier sur tout ce qui se faisait en matière de projets et de temps conviviaux, pour permettre une meilleure participation, et une « convergence », car « on empile, mais il faut réfléchir à la mutualisation ». Héloïse Gerber a souligné : « on multiplie les formes de participation, autres que les assemblées de quartier, pour que chacun se sente légitime de prendre la parole ». Pour terminer, Nicolas Bouche, maire, a approuvé ce souci de faire participer « les invisibles » et remercié les participants.