Retour sur l'assemblée de quartier de Canteleu du 27 février
S’il reste encore beaucoup à faire, Canteleu se verdit au fur et à mesure des requalifications de voiries. Autre évolution, le maire a évoqué le souhait d’intégrer le CSU que projette de monter la MEL.
Une personne qui n’aurait pas mis les pieds à Canteleu depuis deux ans ne vous croirait pas si vous lui disiez qu’à l’assemblée de quartier du 27 février, il a été question du jardin Debuire-du-Buc et de son potager, de la micro-forêt de 380 m² plantée dans l’enceinte du stade Guy-Lefort, de la plantation d’arbres dans la rue Champêtre et qu’on a aussi parlé de la réhabilitation des rues Abbé-Desplanque et Ampère où, là aussi, des alignements d’arbres sont prévus. Canteleu change ! Il y a peu, des riverains faisaient remarquer que le quartier était trop minéral à leur goût, aujourd’hui, on entend certains se plaindre d’avoir les pieds dans la boue !
La même personne ne vous croirait pas non plus si vous lui disiez qu’il n’y avait qu’une petite cinquantaine de riverains présents, alors qu’il n’y a pas si longtemps, il fallait presque pousser les murs pour ces assemblées. Sur un quartier de 5708 habitants, c’est peu mais précieux et Nicolas Bouche, maire, les a remerciés pour leur investissement.
Nombreux ou pas, le programme déroulé par Thomas Hubert, élu du quartier, était copieux. Comme un symbole, il a d’abord évoqué la plantation citoyenne du samedi 1er mars au stade Guy-Lefort en invitant la population à s’investir dans la première micro-forêt du quartier. Un stade « où il ne sera plus possible de se garer, trop de danger ».
Bertin Lembrez, élu au logement, et Pierre Bertin, adjoint à l’action sociale, se sont relayés pour évoquer les réhabilitations de logements et les constructions de résidences. Au 15 rue Ampère, les 3 logements locatifs seront livrés en 2026, et à l’angle des rues Bouveur et Roure, les 7 logements seront livrés en juin de cette année. Bertin Lembrez a embrayé sur la résidence de La Catho et ses 120 chambres, pour autant de logements sociaux, qui seront livrés en 2027, avenue de Dunkerque. Nicolas Burlion, élu à l’urbanisme, a répondu aux questions au sujet du projet Point P, rue des Blanchisseurs, en assurant « qu’il n’y aura pas de nouvelle résidence à la place de l’entrepôt » ou encore « qu’une étude hydrologique sera réalisée », sensible qu’il est au problème de l’eau dans les caves.
Du compost en veux-tu en voilà !
Après que Guillaume Lekieffre, élu à la propreté, a rappelé le service assuré par Nicollin pour le ramassage des encombrants -« Ils viennent dans les deux jours et vous n’êtes pas obligé d’être présents ! »-, la soirée a été l’occasion d’évoquer le plan déchets. Héloise Gerber, adjointe à la démocratie participative, a détaillé les objectifs : « en 4 expérimentations, avec la création d’une équipe de terrain comprenant la médiation et la police en plus d’une équipe propreté. Un partenariat avec SIA sur la question des encombrants, un parc sans poubelle et un Pacot zéro déchet. » L’élue a ensuite souligné le doublement du site de compostage du square Southborough. Un site qui fonctionne bien, trop bien de telle sorte qu’elle a lancé un appel : « Si vous avez besoin de compost, il en reste et on peut le partager ».
Anne Ramon, élue à la santé, a pris la parole à son tour pour évoquer la politique de réduction des mégots dans l’espace public en partenariat avec Alcome, qui court jusqu’en 2027. « Un mégot met 10 ans à se dégrader et peut polluer 500 l d’eau » a indiqué l’élue. Elle a aussi rappelé la politique de sensibilisation du personnel des écoles et des enfants par la Ligue contre le cancer dans le cadre des espaces sans tabac, lancée en 2020. Un riverain semblait dire que tout ça, c’est bien joli, « mais si ce n’est pas respecté, ça ne sert à rien ». Anne Ramon répondra : « On peut demander gentiment aux gens d’éteindre leur cigarette ». En fin de réunion, Nicolas Bouche soulignera dans ce cas et dans celui des chauffards « que la police verbalise, mais elle ne peut pas être partout ».
Gilles Dumez, élu à la mobilité, est aussi entré en scène. Et pas que pour les rues Abbé-Desplanques et Ampère pour « laquelle le sens unique a permis de gagner 10 places de parking, passant de 73 à 83 ». Bientôt, ce seront des arbres qui pousseront à leur tour dans ces rues qui seront refaites. L’élu a aussi évoqué la véloroute avenue de Dunkerque. Les travaux sont actuellement situés à Lomme Bourg et il faudra encore attendre au minimum un an pour que Lambersart soit impactée. Il a également fait le point sur les stations de recharge électriques, au nombre de 3 à Canteleu, sans compter celle du supermarché Match : avenue du Colysée, avenue Sainte-Cécile et avenue de Dunkerque. En tout, il y aura 7 stations sur la ville soit 22 points de recharge.
Vidéosurveillance : pourquoi pas oui au CSU de la MEL
Le parking Match a beaucoup agité les réseaux à l’automne dernier. Sur cette question épineuse, c’est Nicolas Bouche qui a pris la parole. En effet, le supermarché propriétaire du parking s’était assis sur une convention stipulant qu’une partie du stationnement pouvait être utilisée par les usagers des transports en commun. Alors quand le magasin a empêché le stationnement, sauf à ses clients, cela a jeté un froid. « Nous sommes intervenus pour faire respecter la convention que nous voulons conserver » a expliqué le maire. « Pourquoi ne pas exproprier, au titre de l’intérêt général, la partie du parking ou encore le site de l’ancien garage Renault pour en faire du stationnement? » ont demandé certains riverains. Cela paraît si simple. « Non, on ne peut pas venir chez vous et vous dire votre terrain nous intéresse, nous allons vous exproprier et si vous pensez qu’il faut claquer des doigts pour le faire, vous vous mettez le doigt dans l’œil », a expliqué le maire.
Comme souvent et pour finir, Nicolas Bouche a été invité à s’exprimer sur la vidéosurveillance. Et cette fois-ci, après avoir rappelé l’histoire de Lambersart et les caméras vieillissantes ou encore l’histoire du Centre de Supervision Urbaine (CSU) de La Madeleine-Wambrechies-Marquette, à laquelle Lambersart n’avait pas été intégrée, il a laissé la porte ouverte au projet de CSU de la MEL. « Ce projet MEL a souvent été une arlésienne, mais début janvier elle a lancé son projet de CSU et nous nous sommes portés volontaires. Ce ne sera pas gratuit ! ». D’ailleurs, le maire n’en a pas fait mystère, « si c’est 500 000 € par an, ce sera sans nous ».