Consultez le budget de la ville 2026, voté lors du conseil municipal du 8 janvier 2026
Le budget 2026 a été voté lors du conseil municipal du 8 janvier 2026.
Le point sur le budget 2026, voté lors du conseil municipal du 8 janvier, avec Kacem Lemtiri, adjoint aux finances
Que retenir du budget 2026 ?
Après des années où nous avons été obligés d’appuyer sur le frein des dépenses en raison de la situation dégradée de la Ville, nous retrouvons des marges de manoeuvre pour investir davantage. Le budget 2026 sera enfin à la hauteur des enjeux d’une ville de presque 30 000 habitants : les enjeux sociaux et écologiques, et aussi la qualité du service public.
Ceci sans augmentation des taux des taxes foncières, et malgré le contexte financier général qui touche les collectivités, avec un désengagement de l’État.
Le budget d’investissement passe en effet de 4,4 millions en 2025 à 8,5 millions d’euros en 2026, comment est-ce possible ?
D’abord, il faut convenir que certains projets, prévus en 2025, ont été retardés pour des raisons techniques, tels que l’aménagement du parc des Charmettes, la transformation des cours d’écoles… Cela représente environ 2,5 millions. Ensuite, nous disposons de l’épargne que nous générons chaque année, et notre résultat de clôture 2025 est très satisfaisant. Enfin, nous souhaitons investir davantage, parce que c’est nécessaire, notamment pour l’entretien du patrimoine et pour les projets tels que le restaurant scolaire, la garderie Cabane à grandir “République”.
Pour cela, aucun emprunt n’est prévu cette année encore ?
Non, nous estimons que les projets mis en oeuvre peuvent être financés par les fonds propres de la Ville. Les projets dépendent des moyens financiers mais aussi des moyens techniques et humains, et parfois leur réalisation s’échelonne sur plusieurs exercices. Je rappelle que malgré la baisse de l’endettement, nous avons encore une dette de 10 millions d’euros. En revanche, en cas de situation particulière ou d’un besoin imprévu, nous sommes en capacité d’emprunter et de rembourser sans difficulté.
Est-ce que la gestion rigoureuse est toujours de mise ?
Face à la multiplication des plans d’économies imposés par l’État aux collectivités, il est essentiel de poursuivre une gestion rigoureuse et de stabiliser les dépenses de fonctionnement. Les collectivités font face à une diminution de dotations de manière continue et à de nouvelles dépenses décidées par l’État. On peut citer par exemple l’augmentation, depuis 2025, de 4 points par an pendant 4 ans des cotisations retraites pour les fonctionnaires territoriaux, et qui coûtera à la Ville plus de 600 000€ par an à terme. Heureusement, grâce aux efforts des services et aux travaux d’isolation thermique, les charges à caractère général se sont stabilisées.