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Ordre du jour du conseil municipal du 27 mars 2025

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Taille: 61.78 Ko Extension: pdf Publié le 21 Mar. 2025

Compte-rendu

Un conseil municipal débute souvent par des communications. Nicolas Bouche, maire, en avait trois sous le coude ce jeudi 27 mars dans la salle du conseil, dont une qui ne manque jamais à personne.

La première communication a concerné un des piliers de la majorité actuelle : la démocratie participative. Michael Dereux, de l’Observatoire de la participation, a présenté le bilan « d’une trentaine de temps de concertation et de participation citoyenne observés ». Il a constaté « un élargissement des démarches de concertation, comme les cafés citoyens et les assemblées de quartier en deux temps », et a félicité la ville pour son Prix de la participation décerné pour le projet Debuire-du-Buc. En revanche, Michael Dereux regrette « le manque de diversité des participants et la surreprésentation des seniors ». Il a également égrené quelques propositions d’amélioration : « organiser des balades urbaines, s’appuyer sur la plateforme ConsultVox ». Héloïse Gerber, l’élue à la démocratie participative, a salué les pistes énoncées et ne doute pas de la réussite de la méthode, même si « le changement de culture permettant à la démocratie participative et à la démocratie représentative de se rencontrer est long ».

Malheureusement, les conseils sont aussi des moments de recueillement. Ainsi, Nicolas Bouche a fait respecter une minute de silence en mémoire de Daniel Bouwet, ancien résistant, de Jean Cliquet, conseiller municipal de 1995 à 2008, et d’Yvon Cousin, élu de 1989 à 2020, « dont chacun se rappelle le sens de l’humour, mais aussi l’amour pour sa ville de Lambersart ».

La dernière communication, celle sur le Forum de l’IA, a permis à Emmanuel Magdelaine, élu à l’information des habitants, de féliciter le service de la DSI (Direction des services informatiques) de la ville, à l’origine d’une journée « rassemblant quelque 200 personnes participant à des ateliers et des conférences. L’occasion pour le personnel des collectivités territoriales et pour les élus en général de se poser des questions : comment utiliser l’IA pour mieux vivre ensemble, se faire aider sans se faire remplacer ? ».

Aux mêmes questions, les mêmes réponses

Les premiers sujets du conseil, portés par Héloïse Gerber sur le projet d’Euralille à la Deûle, par Pierre Bertin, élu à l’action sociale, sur la convention de coopération et de mutualisation entre la commune et le CCAS ou la Maison de l’emploi, ou encore sur le télétravail par Barbara Leroy-Laidbeur, élue aux RH, n’ont pas soulevé de discussions. Entendez : les oppositions, attendaient l’entrée en scène de Kacem Lemtiri, élu aux finances, « la star de la soirée », dixit le maire.

Et Nicolas Bouche ne croyait pas si bien dire : le conseil embarquait pour une heure de finances. Kacem Lemtiri, en demandant d’approuver pour la première fois le Compte Financier Unique (CFU), qui remplace le compte administratif, ainsi que des reports de crédits, des restes à réaliser et l’adoption du budget supplémentaire, a réussi à réveiller les oppositions… enfin, surtout celles qui s’y connaissent.

À la fin des débats, le maire s’en est amusé en clôturant : « Tout le monde a bien compris ? » Si vous aviez participé au conseil de décembre, il devait vous rester quelques notions. En effet, les mêmes questions sont revenues sur la table, entraînant les mêmes réponses.

Alors que la Ville pourra investir plus de 12 millions d’euros sur un budget d’environ 52 millions, Christophe Caudron, de Lambersart avec vous, s’est montré déçu : « Vous serrez, vous serrez trop le budget de fonctionnement, vous pourriez le desserrer et emprunter un peu. » Si les dépenses de fonctionnement ont baissé de 4 %, Kacem Lemtiri a précisé : « La majorité n’a pas baissé le budget de fonctionnement, c’est le résultat de la baisse de la consommation d’énergie qui le permet. » Il a appuyé son propos en rappelant : « Notre démarche permet d’investir. »

Pierre-Yves Pira, de Lambersart sociale, écologique et solidaire, tout comme en décembre, s’est dit déçu de voir la Ville investir autant alors que, selon lui, « elle pourrait, grâce à une augmentation du budget de fonctionnement, développer des actions de solidarité et ne pas augmenter les tarifs de cantine et autres services aux Lambersartois. Oui, la Ville se porte mieux qu’en 2020, mais votre doctrine budgétaire est austère. » L’élu d’opposition a demandé à la majorité de « retirer le pied du frein ». Kacem Lemtiri, sur la demande de solidarité, a répondu : « Depuis 2020, la Ville a subventionné les associations à hauteur de 3 200 000 € et toutes les actions de solidarité mises en place depuis cette date sont nouvelles, que ce soit le panier repas ou l’épicerie solidaire. » Il a ajouté : « Nos projets d’investissement ne concernent que des projets socio-éducatifs : garderie et restaurant scolaire. »

Le maire a souligné pour sa part : « 12 millions d’investissements, ça paraît beaucoup, mais ce chiffre est un trompe-l’œil : il s’agit de travaux déjà engagés et mandatés. »

Dans la manne d’informations budgétaires, une petite ligne est presque passée inaperçue, mais elle fera plaisir aux cyclistes et aux piétons les soirs d’hiver : la ville projette, grâce notamment à une subvention de la MEL, l’installation de 35 mâts équipés de LED et de panneaux solaires le long des berges de la Deûle, pour remplacer ceux dont les câbles ont été volés !

Christophe Caudron a préféré évoquer les prolongations de placements concernant 2,3 millions d’euros pouvant être utilisés : « Arrêtez de faire croire aux gens que nous n’avons pas de sous. Ce n’est pas Byzance, mais ce n’est pas la Bérézina non plus. »

Consultant Frappart

Après les discussions cordiales autour des finances, le conseil a repris son cours. Pascale Lucot, élue aux associations, a annoncé une subvention exceptionnelle de 5 000 € pour Mayotte, suite au cyclone Chido.

Le maire a également évoqué les indemnisations pour Noix de Coco et Rouge Fantomas, les seuls commerces à en avoir fait la demande suite aux travaux de l’avenue Becquart, « et ce n’est pas faute d’avoir relancé régulièrement les commerces ».

Emmanuelle Pichonnat, élue à la vie scolaire, a captivé les élus avec le PEDT (Projet Eductif Territorial), notamment grâce à son arbre du projet éducatif social de territoire.

Bertin Lembrez, élu au logement, a annoncé l’acquisition par la Ville de plusieurs maisons situées avenue de Dunkerque et rue de la Carnoy. Celles-ci seront transformées en cinq nouveaux logements conventionnés, permettant par ricochet de neutraliser une partie de l’amende SRU.

Le conseil touchait à sa fin, et Nicolas Burlion, élu à l’urbanisme, venait de faire le bilan des concertations au sujet du projet Bonte, avec « l’objectif de faire grimper en qualité les projets ». Pierre-Yves Pira a alors choisi de sortir une dernière fois de sa boîte, non sans une pointe d’humour : « Je vois que beaucoup commencent à ranger leurs affaires, mais ce n’est pas fini. » L’élu d’opposition a regretté « de voir la Ville renoncer aux projets de tunnels sous la voie ferrée entre Braille et Bonte, ainsi qu’à celui de la passerelle entre Bonte et Norbert-Ségard ». Pour lui, ces passages auraient permis de désenclaver le futur quartier et de raccourcir les distances. Nicolas Burlion a précisé que ces projets étaient bien prévus, mais trop coûteux : 3 millions d’euros pour le tunnel et 2 millions pour la passerelle.

Les élus pouvaient-ils enfin refermer leurs cahiers et ranger leurs trousses ? C’était sans compter un dernier débat.

Laurent Frappart, du groupe « Lambersart avec Vous », a souhaité, en fin de séance, répondre à une question posée par Nicolas Burlion lors du précédent conseil. À l’époque, l’élu s’interrogeait sur la faisabilité technique d’un « arrêt du remplissage urbain », thème abordé dans une tribune de Christophe Caudron dans un numéro du Lambersart Info, qui proposait « de suspendre tout nouveau projet urbain ». Laurent Frappart a donc pris la parole : « Nous remercions M. le maire et sa majorité de nous solliciter comme consultants face à un sujet que vous ne parvenez pas à maîtriser. »

Puis il a enchaîné :

  • Si le permis est signé : « En cas de retour en arrière, des contentieux seront ouverts avec la ville. »

  • Si le permis n’est pas signé : « En cas d’opposition, même de principe, le maire emporte l’adhésion des riverains et mobilise nécessairement des moyens pour ralentir le projet. »

Laurent Frappart a également plaidé pour la rédaction d’un document de planification sur 10 ans destiné aux promoteurs, afin « d’avoir une vue globale de ce que l’on veut et peut faire pour Lambersart ». Nicolas Burlion a peu apprécié le ton employé : « Merci au consultant Frappart de nous apporter ses bonnes grâces. » Il a ensuite rappelé un point juridique important : « Il y a une règle dans le droit de l’urbanisme qui s’appelle l’accord tacite. Si vous ne signez pas, le propriétaire attaque la ville. On prend nos responsabilités, on force les promoteurs à aller en concertation. Les associations de riverains se créent, et c’est vraiment super : des gens montent en compétences et apportent leurs idées. »

Suite au prochain numéro ?

Le prochain conseil se déroulera le 26 juin 2025.

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