Nicolas Bouche, maire, élu en juillet 2020, revient sans éluder aucun thème sur sa première année à la tête de Lambersart. Un premier bilan qui montre une façon différente de gérer la Ville. Lambersart emprunte désormais un nouveau chemin, plus large et ouvert.

 

Marquée du sceau du Covid-19, la première année en tant que maire de Nicolas Bouche n’a pas été simple. Toutefois, le maire a, par sa personnalité, montré qu’il ne concevait pas son rôle comme celui d’un grand manitou : « Les adjoints travaillent avec les services en fonction de leurs délégations sans attendre une quelconque décision du maire. Je n’interviens qu’en cas de blocage ou d’arbitrage ». Car pour Nicolas Bouche, dont la méthode de gouvernance tranche avec l’idée reçue, « un maire sert à aller à la rencontre des habitants, pour sentir les attentes et les besoins, et faire le lien avec les institutions : préfecture, région, département et MEL pour défendre les projets de la Ville. »

Sécurité

"La sécurité repose sur un engagement fort et personnel, un investissement de chaque instant. Elle concerne le personnel municipal, la médiation, la police municipale, la jeunesse, les élus, etc. Pour moi, remplacer des hommes par des caméras, ça ne marche pas ! J’en suis encore plus convaincu au bout d’un an. C’est pour cela que nous sommes actuellement en phase de recrutement de policiers municipaux, car je rappelle qu’ils étaient 13 en 2013 et plus que 9 quand je suis devenu maire. Il faut aussi rappeler que le champ d’action du policier municipal n’est pas celui du policier national, il ne peut pas interpeller, sauf en flagrant délit, faire des contrôles d’identité, etc., mais il a un rôle dans le lien social en allant au contact des gens. Je souhaite que la police soit visible et efficace, donc qu’elle se déplace à pied ou à vélo. Ce n’est pas en patrouillant dans une voiture que l’on voit les choses. Dernier point, c’est un travail de longue haleine de bâtir une politique de sécurité. Dans ce sens, lors de toutes les réunions liées à la sécurité, nous listons les problèmes et avons pour objectif de les résoudre les uns après les autres."

Finances

"La première des choses, c’est de rappeler qu’avant, on dépensait plus d’argent que l’on n’en recevait par l’impôt et les dotations, et que pour équilibrer il fallait vendre des terrains et emprunter. On ne pouvait pas continuer sur ce rythme sans aller droit dans le mur et je pense que nous sommes en passe de réussir notre pari grâce aux efforts de tout le monde : les associations, les écoles, le personnel municipal et les élus qui assument un budget difficile. Nous avons une feuille de route qui comporte assainissement et investissement. Ainsi, nous avons commencé les travaux pour les tribunes de la salle Malraux. Deuxième point, pour tout projet nous recherchons des subventions et aides quel que soit le service concerné : sport, informatique, environnement, etc. Et ça marche, nous allons remplacer 3700 “galettes” au sodium par autant de LED, soit tous les lampadaires concernés, à 1€ au total hors pose ! Mais il faut garder en tête que nous avons toujours nos emprunts à rembourser. Pour se faire une idée précise, sur 5 millions d’investissement, 1,4 million sert à rembourser l’emprunt. Et ça chaque année ! Nous veillons à ce que le budget ne dérape pas et gérons les finances en bon père de famille."

Les grands projets

"Nous avons une vision urbanistique à long terme de la Ville. Notre souhait est de faire de Lambersart une ville du 21e siècle, c’est-à-dire une ville du vivre ensemble et du bien-vivre écologiquement. Défendre les Muchaux en fait partie tout comme faire vivre un centre-ville, pour lequel nous avons une vision d’ensemble. Mais, pour tous les projets nous impliquons la population. Par exemple pour le site Bonte, la MEL avait un très beau projet, mais nous avons opté de décider, via la démocratie participative, ce que nous voulons faire collectivement de ce site et plus largement de Lambersart. Nous avons la même vision sur la voirie et que voulons-nous faire pour permettre une circulation apaisée qui donne une place à la voiture, au vélo, aux piétons, aux transports en commun ? Dans cette optique, nous allons déjà passer la Ville à 30km/h, sauf certaines voies importantes. En gestation, il y a aussi la voie verte que nous défendons auprès de la MEL, mais techniquement difficile à réaliser."

La Métropole Européenne de Lille

"Avec la MEL, ça se passe très bien, mais nous ne l 'attendons pas pour lancer nos projets. Nous avons une conseillère municipale, Carole Domrault-Tanguy, spécialement déléguée aux relations avec la MEL et ses services techniques et cela permet de fluidifier les rapports. On bouscule la MEL au niveau démocratie participative ou de la mobilité, mais je ne constate aucun blocage de leur part sur nos projets."

La démocratie participative

"Il ne faut pas confondre démocratie participative et référendum permanent. En ce qui concerne ce qui est structurant, urbanisme, plan de circulation, nous sollicitons les habitants car tout le monde peut avoir de bonnes idées. La démocratie participative permet d’être à l’écoute des Lambersartois et de faire émerger les projets comme dernièrement la rue scolaire rue Bréguet. Et c’est dans ce sens que nous avons lancé Lambersart Demain qui autour de cinq thématiques permet à ceux qui en font partie de s’exprimer."

Des actions au quotidien

Une année d’actions municipales, ce sont aussi ces petites choses du quotidien, réalisées sans tambour ni trompette, au fur et à mesure des demandes des Lambersartois ou des besoins qui sont apparus.

Ainsi, à la demande d’habitants, dès le début du mandat, des terrains sportifs extérieurs ont été ouverts aux jeunes, les toilettes du parc des Charmettes remises en activité, une table de pique-nique installée dans le parc Borloo. Un peu plus tard, toujours interpellée par des Lambersartois, la Ville a remis en état le blason rue Auguste Bonte, autorisé la création d’une 3e carte résident, payante, pour les zones bleues. Sensible aux besoins qui se sont fait jour, la municipalité a aussi mis sur pied une équipe de propreté supplémentaire à Canteleu, a créé des boulodromes sur la plaine du Colysée et dans le quartier Braille, ainsi qu’une seule aire de jeux sécurisée à partir de deux aires, toujours à Braille.

Enfin, les équipes municipales interviennent aussi rapidement que possible en cas de problème sur la voie publique : déchets sauvages, voirie abîmée, branchages qui dépassent…