Samedi 15 janvier, le « Lambersart du rire » a inauguré une première saison de spectacles dédiée à l’humour dans la nouvelle Salle Malraux.

Samedi 15 janvier, les Lambersartois ont enfin découvert leur salle André Malraux transformée en salle de spectacle. Cette salle qui a accueilli les maladroits pas de danse de bien des petits écoliers, comme le rappelait avec tendresse Gérémy Crédeville, parrain et présentateur de cette première soirée dédiée à l’humour, et surtout Lambersartois. Pour être précis, ce sont des ados qui l’ont inaugurée dans l’après-midi, avec leur spectacle de stand-up venant clore avec brio le stage des vacances de Noël. Mais le soir, c’était place aux pointures : un panel d’humoristes régionaux, devant une salle comble et impatiente. Ainsi, Coralie et Jimmy se réjouissaient de la naissance de cet équipement « complet » : « En plus du cinéma, il y a maintenant des spectacles, sympas et pas trop chers ». Non loin, Patrick et son épouse, Lambersartois depuis 43 ans, louaient « le confort des fauteuils, la place pour les jambes et la visibilité sur la scène » tout en soulignant : « nous qui allons beaucoup au spectacle, nous pouvons enfin le faire sur Lambersart alors que nous avons l’habitude de nous déplacer sur Marcq-en-Baroeul ou Bondues ».

Dès l’ouverture de la soirée, le ton était donné : Claire Pilla, conseillère municipale déléguée à l’art vivant, et Mickaël Louchart, le professeur de stand up, ont proposé une introduction comique à la courte intervention, en guise d’inauguration, du maire. Nicolas Bouche s’est tout simplement réjoui de la création de cette salle de spectacle « qui manquait » et a remercié tous ceux qui y ont oeuvré.

Gérémy Crédeville, irrésistible, a donné un aperçu de son immense talent avec un premier sketch, avant de laisser la place à ses protégés. Chacun a pu trouver de l’humour à son goût, entre la noirceur de Lilia Benchabane aux vannes potaches et chtis de Julien Bing et Jojo Bernard, en passant par la subtilité de Margot Demeurisse et le décalage un peu lunaire de Thomas Deseure. Les rires étaient comme prévu au rendez-vous de cette soirée réussie. A la sortie, Philippe, venu de Fournes-en-Weppes avec sa famille, louait d’ailleurs la « diversité » des styles, mais aussi « la proximité très agréable avec les artistes », tandis que Delphine, danseuse de l’association « Extravadanse », se réjouissait de monter bientôt sur la scène de « cette salle top ».

Claire Pilla, conseillère municipale arts vivants

« Une programmation culturelle éclectique avec des têtes d’affiche »

Pourquoi transformer la salle Malraux en salle de spectacle ?

Une ville de 27 000 habitants se doit d’avoir une salle de spectacle et une saison culturelle. Ce projet a été très critiqué, nous avons entendu que c’était une grosse dépense, que ce n’était pas prioritaire. Pour nous, c’est un message fort sur notre volonté de développer la culture, dont le spectacle vivant, à Lambersart, mais aussi un message à l’attention des associations et des écoles qui disposent désormais d’une salle bien équipée, où les spectateurs seront bien installés. C’est un bel écrin et l’ascenseur permettra de mieux utiliser le hall à l’étage, pour des expositions par exemple. Il faut désormais améliorer l’accueil des artistes et la suite du projet comprend la réfection des loges pour leur permettre de bien se préparer et de se concentrer avant d’entrer en scène.

Comment allez-vous établir cette saison culturelle ?

Nous ne voulons pas d’une programmation élitiste, au contraire, nous souhaitons des spectacles accessibles à tous, un programme éclectique avec des têtes d’affiche. Nous voulons que les habitants s’approprient la salle, qu’ils participent à la création de la saison culturelle et que chaque spectacle soit l’occasion, dans les écoles, les centres de loisirs ou les maisons de retraites, de créer des ateliers en lien avec le thème comme lors des vacances de Noël l’atelier « stand up » pour les jeunes. Nous souhaitons aussi faire de Malraux un lieu convivial, un lieu de rencontre, où l’on pourra grignoter ou boire un verre avant et après le spectacle. Cette réfection pourrait rejaillir positivement sur les restaurants de Lambersart.

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