Une centaine de personnes a participé le 9 juin à la réunion de concertation sur l’évolution des déplacements dans deux secteurs de Canteleu.

Jeudi 9 juin, la grande salle du centre Jules-Maillot a accueilli une bonne centaine de Lambersartois, répartis autour d’une dizaine de tables pour permettre des ateliers de réflexion par petits groupes sur la mobilité dans le quartier de Canteleu. Auparavant, les élus ont expliqué le cadre de cette concertation, organisée assez rapidement en raison de travaux de voirie qui pourraient avoir lieu cet été.

Thomas Hubert, adjoint du quartier, a expliqué qu’il s’agissait de réfléchir à des aménagements pour améliorer la fluidité et le bien-vivre. Deux secteurs sont concernés : celui des rues Ampère et de l’Abbé-Desplanques et les rues adjacentes, et celui des avenues Sainte-Cécile, Groulois, Amiral-Courbet et Debuire-du-Buc. Héloïse Gerber, adjointe à la démocratie participative, a aussi précisé que ces ateliers étaient organisés dans la suite d’un atelier de l’assemblée de quartier de Canteleu et qu’il s’agissait « d’aller jusqu’au bout du travail engagé par la précédente municipalité sur le plan de circulation ».

Rues Ampère et Abbé-Desplanques

Concernant le premier sujet, les rues Ampère et Abbé-Desplanques, il s’agissait de réfléchir à des sens uniques, et dans quel sens, en ayant en tête plusieurs priorités, comme l’a expliqué Gilles Dumez, adjoint à la mobilité : améliorer la place et la sécurité des cyclistes et des piétons sur un axe étroit actuellement à double sens de circulation, éviter qu’il ne serve à court-circuiter l’avenue de Dunkerque, conserver la circulation actuelle rues Lavoisier et Vaillant, en raison du passage des bus, tenir compte de la desserte du groupe scolaire Victor-Hugo/Lanoy-Blin, et essayer d’améliorer la végétalisation. L’idée était de proposer des sens uniques alternés en conservant des boucles de circulation raisonnables pour les riverains, a encore précisé Gilles Dumez.

Les groupes ont ainsi travaillé à partir d’une carte intégrant les obligations mais leur laissant imaginer des changements là où c’était possible.

Les rapporteurs de chaque table ont ensuite fait part de la proposition sur laquelle ils s’étaient mis d’accord : souvent une alternance de sens uniques opposés rues Ampère et Abbé-Desplanques, avec maintien du double sens entre la rue de l’Église et l’avenue Sainte-Cécile, mais aussi un sens unique identique sur presque toute la section, ou le maintien du double sens de circulation en laissant toutefois une priorité aux cyclistes. Les participants n’ont pas oublié de réfléchir aux sens de circulation des rues adjacentes (Champêtre, Roure, Martyrs-de-la-Résistance…). Sur ce sujet, une deuxième réunion aura lieu en septembre, pour permettre d’approfondir les possibilités et de réfléchir au profil des voiries. En effet, les travaux par la MEL ne sont pas prévus avant 2023.

Avenues de l’Amiral-Courbet, Sainte-Cécile et Groulois

Concernant le deuxième sujet, la réflexion est plus urgente puisque des travaux de voirie pourraient donc avoir lieu cet été. D’une manière générale, les objectifs sont de donner une meilleure place aux cyclistes, assurer une continuité cyclable (y compris aux intersections avenue de l’Hippodrome), rendre un peu plus fluide l’avenue de l’Hippodrome le matin, et aménager l’avenue Debuire-du-Buc et le parvis devant le stade. Gilles Dumez a notamment souligné le problème de l’afflux de circulation qui, le matin, converge vers l’avenue de l’Hippodrome sur une courte section à partir de 5 avenues entrantes situées sur une courte section, dont 3 côté Canteleu : Amiral-Courbet, Sainte-Cécile et Groulois. « Au bas de la pente qui mène vers Lille par le pont Léo-Lagrange, cela crée un point noir, une obstruction qui d’une certaine manière alimente le quartier de Canteleu par le flux de ceux qui, du coip, évitent l’avenue de l’Hippodrome. » L’idée proposée par la municipalité est donc de passer l’avenue Sainte-Cécile à sens unique vers l’avenue de l’Hippodrome, uniquement à partir de l’avenue Debuire-du-Buc, et les deux autres avenues en sens inverse. Ce qui libérerait de la place, avenue Sainte-Cécile, pour les cyclistes et éviterait les croisements de bus. Un bus qui passerait donc par l’avenue de l’Amiral-Courbet en venant de l’avenue de l’Hippodrome, avant de rejoindre ensuite l’avenue Sainte-Cécile par l’avenue Debuire-du-Buc.

De nouveau, les participants ont planché sur les avantages et inconvénients de cette proposition. Les retours étaient partagés, entre les habitants de l’avenue Sainte-Cécile partisans d’un sens unique et ceux de l’avenue de l’Amiral-Courbet craignant une circulation et une vitesse accrues et partisans d’un statu quo. D’autres participants ont pointé la difficulté de tourner pour un bus à l’angle de l’avenue de l’Amiral-Courbet et de l’avenue Debuire-du-Buc et souligné la nécessité d’un aménagement du carrefour, ou encore se sont inquiétés pour les camions de livraison desservant les commerces. Enfin, on a aussi évoqué les conséquences à prendre en compte sur les carrefours de l’avenue de l’Hippodrome et l’importance de favoriser la vie de quartier à Canteleu.

Pour conclure, Nicolas Bouche, maire, s’est félicité de voir que les Lambersartois étaient nombreux à « adhérer à la démocratie participative », a remercié les participants, avant d’assurer : « Certains peuvent imaginer que les dés sont déjà jetés, ça n’est pas le cas. Bien sûr, la démocratie participative, ce n’est pas le consensus ni la loi du plus fort, c’est l’intelligence collective. Mais votre travail est nécessaire et utile ».