Lors de la remise des prix de l’appel à projets 2021, 14 lauréats ont été mis à l’honneur pour un total de dix mille euros de subventions.

Chaque année, sauf en 2020 en raison de la crise sanitaire, la Ville lance un appel à projets qui a pour objectif de répondre aux sollicitations de nombreuses associations, organismes ou particuliers pour l’octroi d’aides à la réalisation de projets spécifiques dans des domaines très divers : humanitaire, culture, économie, sport, citoyenneté… Cette année, le thème privilégié lors de l’appel à projets était le lien social.

Une subvention de 10 000 euros a été votée en avril pour l’appel à projets, le jury s’est réuni le 9 juin pour examiner les demandes et les montants attribués ont été votés lors du conseil municipal du 24 juin. La remise des prix a eu lieu le 8 juillet dans le hall de l’hôtel de ville.

Nicolas Bouche, maire, a souligné combien « tous les projets présentés étaient intéressants » et le temps passé par le jury pour recevoir les candidats, précisant que les lauréats recevront leur chèque une fois les projets lancés. Pascale Lucot, adjointe à la vie associative, a ensuite invité chaque lauréat à présenter son projet. Le lien social est en effet au centre de ces projets, dont la plupart devraient mettre de la vie et de l’animation dans les quartiers !

Les lauréats

  • Stéphanie Guérin, association AJEP :
    création et organisation d’un jardin écologique (500 €)
  • Clémentine Clerc, AS Collège Anne-Frank :
    biathlon zéro déchet avec les classes de 6e et CM2 (500 €)
  • Maryline Sardo, Raid des Alizés :
    participation de 3 infirmières au Raid (300 €)
  • Sophie Chambolle :
    animation du marché du Bourg par des danses (700 €)
  • Yali-Jeanne Camara :
    envoi de jeux pour Noël à des enfants en Guinée (500 €)
  • Bruno Duriez, les Cocottes conquérantes :
    mise en place d’un poulailler collectif aux Conquérants (1200 €)
  • Nathalie Lequertier, Badasa Théâtre :
    création d’une scène ouverte en plein air (900 €)
  • Patrick Mengal, Association des Jardins Familiaux :
    rénovation du lieu d’accueil et renforcement du lien social au sein de l’association (900 €)
  • Thierry Slembrouck, Iris Hockey :
    achat d’un fauteuil roulant enfant pour la section de hockey-fauteuil (1000€)
  • Brigitte Aubrée, Les Amis du Canon d’Or et du parc Saint-Gérard :
    organisation de 4 temps forts de rencontres liés aux saisons au Castel (1000 €)
  • Mélanie Tricart, Club Artemax :
    organisation de cours à domicile (600 €)
  • Pauline Sterckeman, le Joyeux village :
    créer et animer des espaces conviviaux et pédagogiques au chemin des Oiseaux (1200 €)
  • Manon Serenne, RPL Radio Pacot :
    création d’un temps radiophonique pour interviewer les Lambersartois (700 €).

Au castel Saint-Gérard, des animations à chaque saison

C’est l’histoire d’une association « passée de la lutte contre un projet à la construction et à l’ouverture autour d’un projet », comme l’explique Brigitte Aubrée, présidente des Amis du Canon d’Or et du parc du castel Saint-Gérard.
Créée il y a 5 ans essentiellement pour préserver le parc du castel et empêcher la construction d’un immeuble côté rue de Lille, l’association a évolué.
Et la Lambersartoise de raconter la naissance du projet récompensé par l’appel à projets, nommé « Les quat’saisons du castel » : « À l’été 2019, des associations venaient proposer des ateliers dans le jardin partagé : musique, arts plastiques… Et chaque fois que le jardin organisait des temps forts, il y avait au moins 80 personnes ».
C’est ainsi qu’une des adhérentes du jardin et de l’association, Isabelle Tourille, a proposé l’organisation « de moments festifs à l’échelle de tout le parc ». Une envie d’autant plus forte « qu’après la crise sanitaire, on a besoin Au castel Saint-Gérard, des animations à chaque saison de recréer du lien », renchérit Anne Dubois. « On va chercher des compétences chez des gens volontaires du quartier, chez d’autres associations, pour organiser un dimanche après-midi festif à chaque saison, jusqu’à l’été 2022 », précise Brigitte Aubrée.
Le programme de la première fête, le dimanche 10 octobre après-midi, une fête de l’automne bien sûr, est défini. Il y aura des activités ludiques, tel qu’un concours express de pétanque (venir avec vos boules), du badminton, des jeux anciens, du Mölkky, de l’initiation aux échecs, des activités d’arts plastiques, une visite du jardin, un panneau d’échanges de recettes de saison, un mini-bal folk en fin de journée, et bien sûr une buvette. L’idée est aussi de préparer les fêtes suivantes. « On espère que cette dynamique perdurera ensuite », conclut Brigitte Aubrée.

Renseignements : 06 83 66 86 78.

Avec Les Cocottes Conquérantes, un poulailler collectif

Leur projet : créer un poulailler dans le quartier des Conquérants. Habitant depuis 5 ans rue de Verlinghem et parents de deux jeunes enfants, Bruno Duriez et Chloé Henry sont « animés par le respect de l’environnement le zéro déchet, l’idée de mettre plus de nature en ville ». « Cela faisait un moment qu’on pensait
à créer un poulailler dans notre jardin, et puis on s’est dit : si on le faisait de manière collective, cela amènerait de la convivialité, de l’entraide. C’est aussi une envie de rencontre post-confinement. On a également contacté l’école du quartier. Les enfants sont de plus en plus déconnectés du vivant, voir le cercle vertueux des déchets qui nourrissent les poules, et des poules qui nous nourrissent, c’est intéressant. Les enseignants ont réagi de manière très positive
».
Découvrir l’appel à projets 2021 les a poussés à se lancer. « On a distribué un flyer dans le quartier des Conquérants, invité les gens à une réunion début juillet. Une vingtaine de familles sont venues, pas mal avec enfants comme nous, mais aussi des personnes plus âgées ». Cerise sur le gâteau, la municipalité a décidé de les subventionner à hauteur de 1200 €, et leur a proposé de créer leur poulailler au clos Saint-Pierre voisin.
À l’heure de la rentrée, sont prévues la visite d’un poulailler collectif existant à Mons-en-Baroeul et une nouvelle réunion pour mettre à plat toutes les questions sur le fonctionnement, « pour que ça se passe bien ».
Le couple espère que la construction du poulailler, avec du matériel de récupération et grâce à la subvention, pourra intervenir avant la fin de l’année.
« Cela prend plus de temps de faire les choses collectivement mais c’est plus intéressant ». Il souhaite aussi que ce poulailler ne reste pas le projet d’une vingtaine de familles mais soit ouvert sur le quartier, « peut-être grâce à des moments festifs ». Vous êtes intéressés par le projet ? Vous avez du matériel à donner ?

Contactez lescocottesconquerantes@gmail.com - Facebook : Les Cocottes Conquérantes.

Devant les cabanes déjà réalisées, Claudy, Pauline, Florent, Elodie et Stéphanie.

Le Joyeux Village, « la nature qui relie »

C’est un vaste espace au bout de la rue Saint-Alban et de la rue Marcel et Jean-Caloone, aussi appelé jardin du Pont Royal. Elodie et Pauline racontent :
« Tout au début du collectif Le Joyeux Village, il y a une fête des voisins, et des liens tissés. Quelques mois plus tard, fin 2020, Claudy Gielczynski a proposé de faire une cabane avec les saules têtards, car il entendait les enfants qui jouaient par ici réclamer des cabanes aux parents ».
L’artiste qui est intervenu dans bien des projets lambersartois et vit rue Saint-Alban a expliqué la technique à des mamans. Une première cabane, puis une autre. « Le cercle s’est agrandi, on a lancé un WhatsApp du quartier et pour la 3e cabane, sur le mode atelier, il y avait vraiment du monde ».
Pas question de s’arrêter là. « Pas mal d’idées ont fusé, et on a rencontré Florent, qui nous a parlé de plantes comestibles locales qui a animé des ateliers avec les enfants autour de ce thème. ». C’est l’appel à projets 2021 qui a amené les habitants à se structurer.
« Il y a déjà une gestion écologique de la mairie, des interventions de Pacel, il s’agit seulement d ’ajouter encore de la biodiversité, du comestible et tisser du lien social. Notre devise, c’est : la nature qui relie ! » Jeu de mölkky, ruches, boulodrome, mare à réhabiliter, plantation d’un verger, d’un potager partagé, de plantes comestibles, animation d’ateliers le mercredi, lien avec les écoles : les idées ne manquent pas. Cette année, le financement de l’appel à projet sera ainsi dirigé vers la création d’un verger conservatoire, avec des arbres fruitiers d’espèces menacées, ainsi que d’un espace ludique naturel à côté des cabanes. « Nous allons co-construire nos projets avec la mairie ». D’ores et déjà, Pauline, Élodie, Stéphanie, Florent s’enthousiasment devant l’évolution de ce secteur du Canon d’Or : « beaucoup de familles sont arrivées en quelques années avec des jeunes enfants qui aiment jouer dehors, et cet espace naturel a permis de tisser des liens déjà favorisés par la structure en lotissement Avec ce projet, on réunit plein d’envies différentes ! »